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Le camp de Souge

Publié le 12/08/2019 à 00:20 par mariepierre86 Tags : sur vie france afrique homme base saint enfants femme travail mort place divers femmes fleur centerblog image photos google

Le camp de Souge, situé en Gironde, sur la commune de Martignas-sur-Jalle, non loin de Bordeaux, fut l’un des principaux sites d’exécution des condamnés à mort et des otages par les Allemands. Ils furent 256 à tomber sous les balles des pelotons. C’est un important lieu de mémoire.

 

 

 

 

1_enceinte



 

 

Le camp militaire de Souge

 

 

Depuis 1845, c’est un camp militaire de 2 800 hectares. De 1940 à 1944, les Allemands installent des « enceintes de fusillade » en deux lieux différents. Les futures victimes, otages, condamnés ou sans jugement, sont attachées à un poteau, devant un talus ou des tas de bois appelés « bûchers ». 

 

 

Pourquoi 256 fusillés à Souge ?

 

 

La ligne de démarcation coupe la Gironde en deux, et détermine une bande se prolongeant jusqu’à la frontière espagnole. Ainsi Bordeaux, disposant d’un port, d’un aéroport, d’usines d’aviation et d’une poudrerie verra la construction du Mur de l’Atlantique, de la base sous-marine, des mouvements divers de navires de guerre et la présence de forces armées importantes. Bordeaux, étant une base stratégique de premier ordre, sera le lieu d’une répression particulièrement féroce. Souge est le deuxième lieu de fusillade en France. 

 

 

 

 

2_reconn_des_01_08_44

 

 

 

 

Qui étaient-ils ?

 

 

Des hommes, abattus dans la fleur de l’âge, enfants, pères, époux, compagnons attachés à leur famille, amoureux de la vie, professionnels reconnus, militants, citoyens, résistants pris comme otages ou arrêtés pour s’être opposés au régime de Vichy et à l’ennemi. D’une très grande diversité, d’origine géographique, d’appartenance religieuse, philosophique, politique, ou d’engagements dans les différents mouvements de résistance, unis dans le combat de libération de la France. 

 

 

 

 

4_le_cheminement

 

 

 

 

1940

 

 

2 hommes sont fusillés « pour attitude anti-allemande ».

 

 

23 octobre 1941 :

 

un fusillé

 

 

24 octobre 1941, première fusillade massive : 50 fusillés

 

 

Pour tenter d’enrayer le phénomène d’agressions contre les soldats allemands, les nazis mettent en place « la politique des otages ». 48 hommes sont fusillés à Châteaubriant, Nantes et Paris. 50 le seront à Souge, sur la base de listes alimentées par la police de Vichy et fixées par les Allemands (comprenant des communistes essentiellement et des gaullistes). 35 étaient des internés communistes du camp de Mérignac, 15 étaient détenus au Fort du Hâ et interpellés pour actions de résistance ou pour avoir tenté de traverser la ligne de démarcation et/ou de rejoindre Londres.

 

 

 

 

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1942 La répression s’accentue

 

 

Malgré la répression de 1940 et 1941, la résistance à l’occupation allemande et à Vichy est en place. De leur côté, les polices française et allemande prennent des mesures de surveillance qui aboutissent à des arrestations en nombre. On en verra les conséquences à Souge. 99 fusillés du 7 janvier au 23 octobre 1942 se répartissant en exécutions individuelles ou par groupes de plus ou moins d’importance numérique. 

 

 

16 fusillades d’isolés :

 

 

On trouve quelques otages et une majorité de condamnés à mort pour détention d’armes, espionnage ou « aide à l’ennemi ». 

 

 

Les réseaux Kléber, Vénus, Chabor (Services Spéciaux de la Défense Nationale).

 

 

Le service de renseignement Kléber-Terre est un service permanent des armées en France. Dissout par les Allemands, dans la clandestinité, il apporte une aide décisive aux alliés. Chrétiens, ils venaient du Nord de la France et de Gironde ils rejoignent ce mouvement, traversant à de multiples reprises la ligne de démarcation. Six membres de ce réseau ou travaillant avec lui sont fusillés à Souge, début 1942. Un agent double les a tous « donnés ».



Le groupe des postiers

 

 

Ceux que l’on appelle le groupe des postiers ou groupe Bouvart sont fusillés « par mesure expiatoire » dira la Kommandantur à la suite de l’attentat du 16 avril 1942 contre un train de permissionnaires allemands près de Caen. Tous ne sont pas postiers mais leurs actions consistent en la diffusion de journaux et tracts à partir de la plaque tournante qu’est la gare de Bordeaux Saint Jean. Cinq d’entre eux sont fusillés le 30 avril 1942, les familles ne seront prévenues que 8 jours après.

 

 

Le réseau Jove

 

 

C’est un réseau de renseignement (constitué dès novembre 1940 pour son antenne bordelaise), rattaché aux Forces Françaises Combattantes (FFC) et à l’Intelligence Service (renseignement anglais).Il fonctionne avec des entreprises effectuant des travaux pour les Allemands et toutes autres formes d’espionnage, par le canal d’une valise-radio itinérante dans Bordeaux ainsi qu’à Angoulême où le responsable régional centralise les renseignements, les officiers du réseau informant les alliés. Après un procès de pure forme, quatre membres du réseau sont fusillés à Souge le 28 juillet 1942. 

 

 

Les 70 du 21 septembre

 

 

58 girondins dont 52 salariés, ouvriers résistants des entreprises de l’aéronautique principalement, arrêtés pour actions de propagande communiste, de sabotages et de renseignements.

 

 

11 victimes Francs Tireurs et Partisans (FTP) de Charente et Charente Maritime qui, outre des sabotages divers, avaient infiltré un dépôt d’armes allemand à Jonzac.

 

 

Un résistant landais, responsable FTP de l’agglomération montoise, dénoncé par un traître, et détenu au fort du Hâ a été joint au groupe. En représailles des attentats commis à Paris (dont celui du Rex) les autorités allemandes décident de fusiller 116 otages.46 détenus de la prison de Romainville sont fusillés au Mont Valérien. Bordeaux « fournira » les 7O otages complémentaires internés à Mérignac et au fort du Hâ. Le compte rendu d’exécution signale une fusillade par groupe de 10 de 18h12 à 20h20. Deux heures avant d’être conduits devant les« bûchers », chacun a reçu du papier et un crayon pour écrire une dernière lettre à sa famille.

 

 

1943 année de l’espoir

 

 

Toujours fortement réprimée, décapitée, la Résistance se redresse grâce aux quelques appuis locaux restants et à l’arrivée de responsables venant d’autres régions aussi bien pour les FTP que pour les Mouvements Unis de la Résistance(MUR). Avec la politique des otages, il s’agissait de faire peur… c’est le contraire qui se produit, aussi les Allemands y renoncent. D’autant que les besoins de main d’œuvre sont pressants en Allemagne. Le Service du Travail Obligatoire (STO) est censé y répondre mais les « réfractaires » grossissent les rangs de la Résistance. 

 

 

Mais l’année 1943 est aussi celle de l’espoir. Différents événements nationaux (réunification de la CGT, mise en place du Conseil National de la Résistance le 27 mai1943, sous l’impulsion de Jean Moulin, unification des mouvements de la Résistance) créent une dynamique nouvelle en s’inscrivant dans une perspective non plus seulement d’opposition, mais aussi de reconstruction du pays dès qu’il sera libéré.

 

 

Le contexte mondial crédibilise cet espoir. La ville de Stalingrad est assiégée depuis septembre 1942. Le 2 février 1943, l’armée soviétique boute hors les murs l’envahisseur en lui infligeant de lourdes pertes. L’intervention des États-Unis en Afrique du Nord assoit une base d’action pour les alliés qui interviennent avec succès en Italie et en Corse en appui du soulèvement local. Les forces données par cet espoir seront déterminantes en 1944. Deux hommes sont fusillés à Souge au cours de l’année.



Mais… la déportation au départ de Bordeaux s’intensifie : au total, 1100 résistants et 1660 juifs, durant le conflit. 

 

 

1944

 

 

C’est l’année la plus meurtrière à Souge avec 102 fusillés. C’est un lourd tribut payé par les résistants aux difficultés qu’ont connues en 1943 les nazis et Vichy. 

 

 

Les fusillades isolées

 

 

Le Groupe Honneur et Patrie se constitue en 1942 à partir de la rencontre de quatre hommes, déjà engagés dans la résistance à l’occupation allemande : Léopold Robinet à l’initiative du mouvement, Edmond Grasset, agent de liaison du mouvement Libération Nord, le commandant Eugène Lisiack, responsable départemental du réseau de renseignement Centurie et Raymond Bouchet, instituteur révoqué par Vichy.

 

 

À l’été 1943, le groupe, compte 110 membres issus de toutes classes sociales, tendances politiques et confessions, et dont beaucoup sont rattachés à l’Organisation Civile et Militaire (OCM) ou à Libération Nord et assurent des liaisons avec Londres, des réceptions de parachutages….

 

 

A partir de septembre 1943, une série d’arrestations anéantit son état-major et son encadrement : 77 personnes sont arrêtées, internées, souvent torturées, à La Rochelle et Rochefort puis transférées au Fort du Hâ à Bordeaux pour un simulacre de jugement. 

 

 

21 membres du groupe sont condamnés à mort et exécutés le 11 janvier (et 1er février) 1944 à Souge. 

 

 

Ils quittent le Fort du Hâ en chantant la Marseillaise.

 

 

Fin 1942

 

 

Les premiers groupes FTP sont, décimés. Le Groupe Bourgois prend leur suite. Ses actions de sabotage et de solidarité se multiplient en juillet, août et septembre 1943. Une dénonciation, un nom trouvé dans un carnet, une perquisition entraînent la découverte d’armes et de plans d’actions, provoquent en cascade l’arrestation de l’essentiel du groupe. 

 

 

Condamnés à mort, 17 seront fusillés le 26 janvier, et un le 25 mars 1944.

 

 

Les 7 israélites (ainsi désignés sur les listes) 

 

 

La mise en place du STO (Service de Travail Obligatoire), par la loi du 16 février 1943, concerne les jeunes des classes 1940, 1941 et 1942. Pour s’y soustraire, beaucoup vont rejoindre le maquis. Début 1944, en Dordogne, le harcèlement est tel que la division Brehmer, appartenant à la Wehrmacht, est chargée de « mettre de l’ordre » en liquidant les maquis.

 

 

« Le 4 avril 1944 à 3h du matin une division motorisée submerge le pays, fouillant les maisons, battant bois, champs et prairies à raison d’un homme tous les 10 mètres » relatera le maire de Saint-Laurent-des-Hommes. Sur tous ceux qui sont amenés, sept ne reviendront pas. Juifs, ils seront fusillés à Souge le 19 avril 1944.

 

 

Les 6 Soviétiques

 

 

À l’automne 1943, treize soldats soviétiques, incorporés dans l’armée allemande, furent envoyés renforcer la seconde batterie de la base allemande basée aux Arros, à Soulac. Ils décident de saboter le dépôt de munitions. Un des leurs les dénonce. 6 seront exécutés à Soulac, 6 le seront à Souge le 9 mai 1944.

 

 

1er août 1944 ; Dernière fusillade : 48 victimes

 

 

Les 14 de la Dordogne

 

 

À partir de 1943, sous la houlette du SS Hambrecht chef de la police allemande, dont la réputation de cruauté et de sauvagerie se répandit rapidement, les occupants et leurs auxiliaires ont commis jusqu’à leur départ des exactions de toutes natures. 

 

 

De la fin juin à la mi-juillet, la police va exploiter des dénonciations et procéder à des arrestations de résistants ou de maquisards, notamment dans la commune de Prigonrieux, proche de Bergerac, où l’activité résistante est très soutenue depuis 1943. La commune qui « a payé un lourd tribut de son courage par le nombre de ses morts, des arrestations et des déportations » s’est vue attribuer la Croix de Guerre. Parmi les 14, cinq Prigontins arrêtés sur dénonciation seront fusillés.

 

 

Les 8 du Corps-Franc de Libération Nationale« Marc » (Lucien Nouhaux) 

 

 

Début 1944, « Marc » (Lucien Nouhaux), en relation avec plusieurs mouvements des MUR, crée le Corps-Franc de Libération Nationale. Il sera constitué d’équipes, plus ou moins importantes en effectifs, dont seul « Marc » connaît la répartition géographique (Blayais, Cenon, La Réole, Targon, Bordeaux, Médoc, Charente) et l’importance numérique.

 

 

À partir du mois de mars 1944, 90 % des sabotages et des attentats réalisés en Gironde sont à l’actif du Corps-Franc« Marc ». Mais suite au « retournement » d’un membre du groupe, un traquenard permet nombre d’arrestations.

 

 

Le 25 juillet 1944, Marc est conduit dans les locaux allemands où après une tentative d’évasion au cours de laquelle il tire sur ses geôliers, il est abattu.

 

 

Le 27 juillet 1944, les époux Baudon sont « cueillis » à leur domicile, à Eysines, où 6 tonnes d’armes parachutées sont entreposées. Décapité, décimé, le Corps Franc « Marc » a vécu. 

 

 

Les 6 du Maquis de Vignes-Oudides (Médoc) 

 

 

Les six fusillés dits de Vignes-Oudides appartenaient au maquis du Médoc, groupe Jean Dufour, homologué unité combattante de la Résistance rattachée à l’OCM et comprenant aussi quelques FTP.

 

 

Le 25 juillet 1944, quatre compagnies, épaulées d’un groupe de SS, de la police secrète de campagne, et d’un détachement de miliciens français (l’ensemble a été évalué par la suite à 3 000 assaillants), se déploient dans la zone et attaquent le maquis. Onze résistants sont tués, achevés ou fusillés sur place, 6 le seront à Souge, d’autres seront déportés.

 

 

Les 10 du Train Fantôme

 

 

Parti de Toulouse le 3 juillet 1944 chargé d’environ 650 résistants(es) français et étrangers venant du camp du Vernet (Ariège) et des prisons de Toulouse, ce train arrivera à Dachau le 29 août 1944. Il connaîtra un parcours chaotique de 2 mois qui lui vaudra le nom de « Train Fantôme ». Au cours de ses pérégrinations, il est stoppé en gare Saint-Jean à Bordeaux. Le 12 juillet, les prisonniers sont acheminés jusqu’à la synagogue pour les hommes et la caserne Boudet pour les femmes et y demeureront jusqu’au 9 août 1944. 

 

 

Fin juillet 1944, un des chefs de l’escorte du train, pénètre dans la synagogue et lit à haute voix une liste de dix noms (ou douze selon les sources). Le mystère demeure sur les choix qui ont été faits, pourquoi dix ? Pourquoi ces dix-là ?  Les « dix » sont donc conduits au Fort du Hâ avant d’être amenés au camp de Souge devant le peloton d’exécution. 

 

 

4 jeunes FTP du groupe Manauthon, maquis d’Ychoux 

 

 

Ils appartiennent au groupe FTP cantonné à Ychoux (Landes). Selon Jean Manauthon, ex-commandant Auguste, ils partent pour une mission de « sabotage d’un train de munitions, en gare de Caudos, (commune de Mios en Gironde), le 15 juillet 1944 ». Le groupe est encerclé par les soldats allemands. Un soldat allemand est abattu. Les 4 jeunes sont arrêtés. Internés au Fort du Hâ, ils sont torturés, mais ne livrent aucun nom de tous ceux qui ont aidé, hébergé ou ravitaillé les résistants du groupe Manauthon. Ces quatre jeunes de moins de vingt ans sont fusillés le 1ier août 1944 à Souge.

 

 

Autour de la Ferme de Richemont à Saucats

 

 

 

Un maquis rattaché à l’ORA, est basé à la ferme de Richemont sur la commune de Saucats. Attaqué le 14 juillet 1944 par des miliciens et des soldats allemands. Il est décimé. Deux hommes sont interceptés. Ils seront fusillés à Souge

 

 


La stèle des femmes

 

 

Aucune femme n’a été fusillée à Souge. Cependant une stèle a été érigée pour honorer les épouses, compagnes, mères de fusillés. Leurs nom, prénom et lieu de déportation sont inscrits sur cette stèle. 

 

 

Arrêtées en même temps que leur conjoint, ou plus tard alors qu’elles continuaient la lutte, enfermées au Fort du Hâ, elles ont souvent été déportées et un certain nombre d’entre elles n’ont pas survécu.

 

 

 

 

 

74686546

 

 



De nombreux sites apportent des informations sur la période 39/45, la Résistance et l’occupation.

 

 

Sites :





Amicale du Train fantôme : http://www.lesdeportesdutrainfantome.org/

 

Associations des anciens du SSDN : http://www.aassdn.org

 

Association nationale pour la mémoire des résistants et patriotes emprisonnés à Eysses :http://www.eysses.fr/

 

Association pour le souvenir des fusillés de La Braconne : http://asfb.brie.fr/

 

Camp du Vernet : http://www.campduvernet.eu/

 

Club de rugby de Besançon : http://ob-rugby.fr/

 

FFI 33 animé par Jacques Loiseau : http://www.ffi33.org/

 

Fondation pour la Mémoire et de la Déportation : http://www.fmd.asso.fr/

 

Fondation de la Résistance : http://www.fondationresistance.org

 

Genweb : http://www.memorialgenweb.org

 

Mémoire vive : http://www.memoirevive.org/

 

Mémoresist : http://www.memoresist.org/

 

Musée de la Résistance Nationale : http://www.musee-resistance.com/

 

Wikipedia : https://fr.wikipedia.org

 

Association des Fusillés de Souges : http://www.fusilles-souge.asso.fr/

 

 

 

 

 

74686546

 

 

 

 

Sources - Maitron - google map – MémorialGenwen – Collège Jean Auriac- fusilles-souge.asso.fr – Wikipédia – coordination de défense -sante En Mémoire Du Dr Charles NANCEL-PENARD janvier 2019 - afmd-allier – ajpn - yadvashem-france

 

Sources photos : Maitron - Aurélie DE LA SELLE/MémorialGenweb – Françaislibres.net – Mauricette Laprie/Maitron - Jean-Daniel Gaudais - Maryse SALANON pour Rail & Mémoire -fusilles-souge.asso.fr – La Résistance en Gironde - Pierre Antoine GOMEZ/MémorialGenweb – Mémoirevive - Pierre Antoine GOMEZ/ MémorialGenweb - Daniel SUSAGNA/MémorialGenweb – Généawiki – La Dépêche.fr - .malgre-nous.eu – infonormandie.com - MémorialGenweb – Jean-Luc DRON/ MémorialGenweb - reseaualliance – afmd-allier -Chantal BEZGHICHE / MémorialGenweb - Mémorial national des marins morts pour la France – chautard.info – lyc-gosse-clermontlherault.ac-montpellier- Mémorial-alliance – Michuel Dailymotion – ajpn – yadvashem-france – Journal Sud-Ouest -